LVM

Les disques durs actuels

Le maillon faible d'un ordinateur est son disque dur.

Vitesse

Malgré les tentatives d'améliorer ceux-ci, leur vitesse est dépendante d'un facteur physique, la vitesse de rotation du ou des plateaux. Des tentatives de dépasser ce facteur physique existent avec les SSD, mais ceux-ci sont chers, de petite taille et ne peuvent supporter qu'un nombre limité d'écritures, réécritures de cette mémoire.

Structure

Depuis l'invention des disques durs, il n'y eu absolument aucune évolution dans le schéma de partitionnement des disques. Celui-ci est toujours dépendant du schéma quatre partitions primaires au maximum, ou bien trois plus une étendue qui peut certes contenir autant de partitions logiques que souhaité.

Il semble que les nouveau BIOS UEFI permettent la gestion de 128 partitions primaires, mais cela dépasse le cadre de cet article.

Que celui-ci dépende du BIOS et de la façon dont celui-ci gère les disques durs, ou de la structure des disques elle même, et du langage machine des contrôleurs de disque n'est pas du plus haut intérêt dans le cadre limité de cet article.

Ce système est archaïque, dépassé, bloquant pour une évolution saine de l' outil informatique. Il ne s'agit pas uniquement d'un souci de gestion logicielle, mais aussi des codes liées aux hardware.

Le souci reste que les systèmes windows ne peuvent s'installer que sur des partitions primaires. Depuis Vista et Seven, au minimum deux partitions : celle de boot cachée (type EFI et systèmes MacOS) et la partition système visible par l' utilisateur et nommée C:

De plus la dernière version de Grub, Grub2 bien que plus performante que l' ancienne ne supporte pas en principe l'installation sur une partition logique.

En pratique, et pourvu qu'on utilise un chargeur de démarrage tel Gag, voire un Super Grub Disk, le boot sur Ubuntu installé sur une partition logique est possible !!

Stockage en ligne et web2

Certes la nouvelle mode est celle du web2, qui dépossède l'utilisateur final de ses applications et de ses fichiers au profit de socités qui gèrent les serveurs et l'espace en ligne.

En cas de coupure du réseau, ou de bug majeur chez ces prestataires, vos données et programmes ne sont plus disponibles. Votre activité s'arrête. Sas oublier les graves problèmes de protection des données et de la vie privée.

Fragilité

Les partitions sont fragiles. Les redimensionner depuis les utilitaires disponibles toujours risqué. En cas de plantage grave, testdisk ne peut pas tout réparer. J'ai expérimenté depuis des années le multiboot et la gestion de multiples partitions. Ceci n'est pas simple, voire risqué.

Même depuis Linux, les partitions étendues sont affectées d'une identité identique (identifiant de la partition LBA = logical block adress) à celle d'un partitionnement windows.

Un autre système de partitionnement existe. Il s'agit de LVM ( logical volume manager) Est-il simple ? Non.

Il fait appel à la ligne de commande pour sa configuration et les possibilités de dual boot avec un système windows peu évidentes. Mais est-ce si grave ? Les machines actuelles ont suffisamment de puissance et de capacité disque pour permettre la virtualisation des systèmes d' exploitation windows, mac ou que sais-je encore depuis Linux.

LVM

cet article présente juste l'intérêt d'utliser LVM. Il ne présentera pas son installation.Référez-vous aux tutos disponibles en particulier celui-ci

Présentation

Sur doc.ubuntu-frorg

LVM (Logical Volume Manager, ou gestionnaire de volumes logiques en bon français) permet la création et la gestion de volume logique sous Linux.

Il s'agit d'agréger plusieurs volumes entre eux pour ensuite gérer le partitionnement et la taille de ces derniers d'une façon beaucoup plus souple que le partitionnement standard.

L’utilisation de volumes logiques se substitue donc au partitionnement des disques.

C’est un système beaucoup plus souple, qui permet par exemple de diminuer la taille d’un système de fichier pour pouvoir en agrandir un autre, sans se préoccuper de leur emplacement sur le disque.

Il est important de comprendre que LVM travail au niveau Block du stockage. Il constitue donc une interface entre le volume physique et le système de fichier.

Avantages

Il n'y a pas de limitations « étranges » comme avec les partitions (primaire, étendue, etc.).

On ne se préoccupe plus de l'emplacement exact des données.

On peut conserver quelques giga-octets de libres pour pouvoir les ajouter n'importe où et n'importe quand.

Les opérations de redimensionnement deviennent quasiment sans risques, contrairement au redimensionnement des partitions.

Iconvénients

Aucun, pour ceux qui aiment utiliser la ligne de commande :)

Depuis Intrepid, il existe le paquet system-config-lvm dans les dépôts Universe, qui propose une interface graphique.

Son utilisation est vivement déconseillée. Le seul usage qui peut en être fait sans risques, est la simple consultation.

Concrètement cela vous permettra de visualiser la configuration (contenue dans les fichiers textes /etc/lvm/backup/* ) d'une façon plus graphique. Mais pour ce qui est du paramétrage et de la mise en place de la configuration, surtout tenez vous en aux lignes de commandes.

But

Afin de découvrir l'utilisaton de LVM, il ne faut pas altérer le système actuel. Il est donc utile d'avoir au moins un disque externe pour effectuer vos maniplations et vous familiariser avec LVM

Découvrir le principe de LVM, créer un ou deux volumes logiques sans modifier son système existant.

La « conversion » de son système pour le migrer entièrement vers LVM ne fait donc pas partie de ce document pour l'instant, mais au moins, vous aurez les bases pour le faire.

Vocabulaire

Volume physique

Un volume physique ou « PV » pour « physical volume » est tout simplement un disque ou une partition. Bref, c'est un espace de stockage bien réel (autrement dit un périphérique de la forme /dev/sda2 par exemple), que l'on va confier à LVM. Bien évidemment, tout ce qui était présent sur la partition sera effacé.

Groupe de volume

Un groupe de volumes ou « VG » pour « volume group » est, comme son nom l'indique, un ensemble de volumes physiques. On a donc un ou plusieurs volumes physiques dans un groupe de volumes, et pour utiliser LVM, il faut obligatoirement au moins un groupe de volumes.

Volume logique

Un volume logique ou « LV » pour « logical volume » est ce que nous allons utiliser au final. Un volume logique est un espace « quelque part dans un groupe de volume » où l'on peut mettre un système de fichiers. C'est donc ce qui remplace les partitions. On peut donc utiliser un volume logique pour mettre la mémoire virtuelle, un pour /home, etc. Peut-on mettre / sur un volume logique ? Oui et non. Techniquement, oui, ça fonctionne maintenant à peu près correctement. Mais Grub peut se montrer capricieux dans certaines configurations.

Suite du tuto ici lvm

Sur linux.developpez.com

lvm_sur_linux.developpez.com

Cette présentation est plus technique mais aussi plus précise !

Le système de LVM insère des sous-couches entre la partition de disque et votre système de fichier (là où sont vos données). Ces sous-couches vont vous permettre de modifier dynamiquement la taille des systèmes de fichier, sans mettre en péril vos données. Ainsi vous pourrez ajouter, enlever de l'espace disque d'un filesystem à la volée, rajouter un système de fichier… sans modification de la table des partitions.

Ces deux couches se nomment : le “Volume Group (Abréviation : VG)” et le “Logical Volume (ou LV)”.

A un “Volume Group”, nous affecterons des partitions de disque. Chaque disque ou partition de disque affecté à un VG lui est exclusivement réservé. Il est impossible d'affecter un même disque à plusieurs VG.

Dans chaque VG, nous créerons plusieurs LV. Chaque LV sera alors formaté et monté dans notre arborescence pour y être utilisé par l'utilisateur final. Quand nous formatons un LV, nous créons en fait un système de fichier (fs) : c'est cette couche que vous utilisez lorsque vous effectuez l'opération de montage.

Un petit schéma :

Partition(s) de disque

|----> Volume Group
	|----> Logicals Volumes
		|----> système de fichiers

Au lieu de :

Une partition de disque

|---->un système de fichier

Ces couches intermédiaires vont donc permettre une meilleure mobilité de nos systèmes de fichiers.

Installation

L'installation requiert simplement un paquet, les outils LVM (version 2). Il vous permettra d'obtenir l'ensemble des commandes pour manipuler le LVM. Sous Debian : apt-get install lvm2

installer_lvm2

Utilisation

Comme indiqué en introduction, l'utilisation de LVM n'est pas le but de cet article, du moins pour l'instant. Afin de rédiger un tuto dans l' esprit de l'association Icaunux, il est préférable d'avoir utilisé le logiciel, ce que je n'ai pas encore fait pour l'instant. Or pour faire son miel de la documentation disponible, il faut la mettre en pratique dans un vrai scénario.

Liens

Sur LVM

Liens sur des thématiques associées

lvm.txt · Dernière modification: 2012/01/15 13:52 (modification externe)
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